Que penser de la Dermatose Nodulaire Contagieuse par Pol Polis

Pol Polis, vétérinaire homéopathe, membre fondateur de l’association « GIE Zone Verte » nous offre un numéro de leur bulletin « La Panse Libérée » pour faire le point sur cette maladie qui fait couler beaucoup d’encre…et de sang!
Face à l’impossibilité de tout débat contradictoire interdit par la réglementation officielle imposée par le Ministère de l’Agriculture et toutes ses officines dédiées, sanitaires ou syndicales, il a semblé absolument nécessaire de rassembler un maximum d’informations d’origine internationale pour éclairer la problématique de la Dermatose Nodulaire bovine et mettre ces informations à la disposition des éleveurs et des citoyens qui souhaiteraient s’informer. C’est le contenu de ce numéro spécial de la Panse Libérée.
Sans prétendre à une complète exhaustivité, l’objectif poursuivi est d’apporter des informations sourcées, de rassembler une bibliographie consultable et d’éclairer les principales questions que nous posent à la fois l’irruption de cette maladie nouvelle sur notre territoire et la manière dont les autorités prétendent la prendre en charge sinon la résoudre.
Si la maladie nodulaire est nouvelle en France, elle est pour autant présente depuis longtemps dans de nombreuses parties du monde et sa symptomatologie comme son éventuelle gravité sont bien connues et étudiées dans les différents pays concernés, de l’Afrique du Sud au Moyen-Orient, de la Turquie au Japon en passant par la Russie.
Curieusement, partout il est question de la maladie nodulaire, en anglais international : Lumpy Skin Disease – LSD, mais il a fallu qu’elle soit invitée en France pour devenir « contagieuse ». Bizarre autant qu’étrange.
Car il s’agit bien selon tous les experts des différents pays, d’une maladie essentiellement VECTORIELLE, c’est à dire transmise par piqure d’insectes hématophages et très peu contagieuse par contact direct. Mais il est vrai que depuis des lustres la grrrrande peur de la contagion est la tarte à la crème utilisée par les pouvoirs pour affoler les populations.
En plus d’être très peu contagieuse, la gravité des symptômes de cette maladie semble très liée aux conditions d’élevage (thèse vétérinaire et fiche technique FAO). La Dermatose est peu pathogène. Peu d’animaux manifestent des symptômes (voir plus loin), la plupart guérissent. La mortalité est évaluée par la plupart des auteurs à 1%, voir 5% exceptionnellement. (de quoi ?)
Il apparaît donc clair que le discours officiel dramatisant sur cette maladie « dangereuse » ne sert qu’à masquer sa problématique essentiellement commerciale et économique.
La maladie est classée A dans la nomenclature internationale. Et pour conserver le statut officiellement indemne et le droit d’exporter tout azimut aux puissants lobbies du transport, de la génétique (embryons,…) et du commerce des produits animaux, il est sans importance de sacrifier quelques animaux. La vaccination généralisée ferait également perdre ce statut indemne.
Pourtant tuer des troupeaux dont la grande majorité des animaux ne sont aucunement malades est une grave et inacceptable faute morale. Appelons ça « dépeuplement », c’est plus présentable. L’euphémisme est l’outil constant des totalitaires.
Et qui plus est, jeter leurs corps à l’équarrissage avec le mépris profond des gavés pour leur chair nourricière.
Tout ça est plus simple que d’exiger le déclassement de la maladie. Qu’importe la morale, business is business.
Nous sommes de ceux qui refusent d’adouber un monde où le meurtre légal et la mort sont banalisés au nom des Saints Bénéfices des Marchés. Que ce modeste essai de clarification puisse concourir à la résistance des citoyens et des éleveurs qui respectent tous les êtres vivants et parmi eux la magnifique tribu des vaches.
Dr Paul Polis, vétérinaire homéopathe
Membre fondateur du Gie Zone Verte
Dr Denis Fric, vétérinaire retraité
Membre fondateur du Gie Zone Verte


Un commentaire
Merci pour ce sérieux recueil de faits, suivi d’analyse. L’abattage systématique de troupeaux atteints par la maladie (quelques têtes), prétendant fournir la seule solution à sa propagation, est une méthode barbare et profondément injuste, vis-à-vis des vaches elles-mêmes et de leurs détenteurs ! Vous avez mis le doigt sur l’illogisme de l’argumentation officielle. Que vos sages paroles soient entendues…