Les maladies chroniques – Partie théorique

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Samuel Hahnemann a apporté deux choses à la médecine : d’abord un système thérapeutique basé sur la Loi des Semblables, avec sa clé, le mode original de préparation des médicaments par dilution-dynamisation, ensuite une conception de la maladie basée sur la miasmatique ou définition de la maladie constitutionnelle et des modes de réaction défensifs utilisés par le malade.

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Description

C’est par l’étude, réfléchie, du Traité des Maladies Chroniques, deuxième pièce fondamentale de l’œuvre d’Hahnemann, que l’on pourra comprendre la conception hahnemannienne de la maladie.

Hahnemann pose d’abord le problème du « miasme », faille dans l’équilibre de l’énergie vitale de l’être humain, toujours présente à l’état latent et qui va se manifester sous l’action de facteurs extérieurs agresseurs de nature psychique, physique, chimique ou traumatique. Ces facteurs sont les révélateurs d’une disposition morbide préexistante dans l’individu. La cause réelle de la maladie est donc interne au malade.

Cette notion fondamentale impose à l’acte thérapeutique une direction déterminée s’il veut être efficace. Ce qu’il doit atteindre, c’est la cause de la maladie. Ce qu’il faut atteindre et chercher à guérir chez le malade c’est donc bien sa susceptibilité fondamentale, sa réceptivité aux facteurs agresseurs externes, et non ces facteurs occasionnels eux-mêmes.

Vient ensuite la mise en évidence de la symptomatologie vicariante, éliminatrice, qui permet pour un temps de sauvegarder le fonctionnement optimal des organes essentiels à la vie. Cette symptomatologie exprime la tentative, l’effort accompli par la force vitale dans le but de retrouver son équilibre et, pour cette raison, elle doit être respectée. La suppression de ces symptômes vicariants, par voie de traitement localisé de quelque nature que ce soit, ne pourra qu’aggraver la maladie fondamentale qui alors se manifestera nécessairement, de suite ou plus tard, sous une forme identique ou différente, mais toujours plus grave.

La compréhension claire de ce mécanisme de la maladie, ainsi que des moyens mis en œuvre par la Force Vitale pour y remédier, évite au médecin de commettre ces deux erreurs grossières qui consistent d’abord à se tromper sur la cause réelle de la maladie et ensuite à procéder à des interventions thérapeutiques qui aggravent l’état du malade.

En troisième lieu l’étude du Traité des Maladies Chroniques nous apprend cette notion fondamentale de « continuité dans l’histoire pathologique du malade ». La maladie d’aujourd’hui résulte de la maladie d’hier qui n’a pas été guérie car la thérapeutique appliquée n’a pas modifié la susceptibilité du malade. Sa prédisposition n’a pas été corrigée alors et c’est pourquoi il est de nouveau malade aujourd’hui. Hahnemann nous apprend à rétablir l’unité du malade dans le temps et nous montre comment et pourquoi les différents événements de sa vie pathologique s’enchaînent, le dernier découlant forcément des précédents.

Miasme ou susceptibilité fondamentale cause réelle de la pathologie, réaction curative d’élimination, unité du patient au cours du temps, voilà les trois grands points de la conception hahnemannienne de la maladie développée dans le Traité des Maladies Chroniques.

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Créé en 2000 par la Société Royale Belge d’Homéopathie pour promouvoir la pratique de l’homéopathie uniciste selon les principes de son fondateur : le Dr Samuel Hahnemann (1755-1843).


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Fondée en 1872, elle est à l’origine de l’Ecole Belge d’Homéopathie dont le but est de former les homéopathes. Responsable aussi de la publication trimestrielle de la Revue Belge d’Homéopathie.

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